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 Le home sweet home idéal

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Liz
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MessageSujet: Le home sweet home idéal   Ven 23 Sep à 12:44

Article tirée du Figaro en ligne :



Le home sweet home idéal
Par Maya Lebas. Photo: Sylvie Becquet/Maison Madame Figaro
82% des Français rêvent d'être propriétaires d'un logis cosy et high-tech, personnalisé et accueillant. Pour eux, quelques propositions déco à méditer.

La maison n'est plus un cocon

Sylvie Becquet/Maison Madame Figaro Fini la maison refuge, cocon protecteur contre les agressions extérieures. Les Français plébiscitent un lieu de vie ouvert sur le monde, qui favorise les relations familiales et amicales tout en préservant l'intimité de chacun.

Lieu d'ancrage et de lien familial, de ressourcement et d'ouverture, la maison est l'objet de toutes les attentions. 63% des Français la considèrent comme un facteur déterminant dans la quête du bonheur individuel, juste après la famille, mais devant le travail et les loisirs (1). L'observateur Cetelem analyse ainsi cette évolution : «Face à la complexité croissante des sociétés occidentales et à l'enraiement de leurs économies, l'individu chercherait, dans le retour vers un foyer reconstitué et quelque peu idéalisé, les repères que les grands systèmes sociaux (religieux, engagement politique, voire travail) ne sont plus à même de lui fournir.» Restait à comprendre comment nos compatriotes rêvaient leur habitat en ce début du XXIe siècle.

A la demande du constructeur Maisons d'en France (2), le sociologue Guillaume Erner s'est penché sur la question. «J'ai voulu décrire une maison réaliste, même si dans les faits, les désirs se heurtent au manque de place : les logements actuels mesurent en moyenne 90 m2.» Premier constat, 82% des Français souhaitent devenir propriétaires, quitte à s'endetter à vie. Une aspiration encore renforcée par le sentiment d'insécurité lié au chômage et à la précarité. Déjà, 56,7% sont passés à l'acte (contre 50% en 1970). Par ailleurs, l'époque du domicile lieu de repli est révolu. Il s'ouvre aux autres – les Français reçoivent de plus en plus – et au monde entier par le biais des moyens de communication modernes (téléphone, Internet, satellite...).

Pour satisfaire ces différentes fonctions, le logement idéal prévoit de favoriser les contacts entre les membres de la famille tout en respectant leur soif d'intimité. La distance est de rigueur. Familles recomposées, jeunes qui s'attardent chez leurs parents, les mo des de vie ont évolué. L'habitation rêvée entend séparer l'espace des adultes, qui souhaitent un univers bien à eux, de celui des enfants. Elle accorde aussi une place plus importante à la salle de bains, dans laquelle on passe davantage de temps pour se ressourcer – injonction à l'épanouissement personnel oblige. Plaçant cette aspiration au coeur de leur vie, les individus d'aujourd'hui qui, selon l'expression du sociologue Fran

çois de Singly souhaitent être «libres en semble» (3), revendiquent aussi le droit de jouir de leurs activités préférées sans empiéter sur le territoire des au tres.

Ainsi, selon le sociologue Guillaume Erner, Monsieur souhaite un garage, un séjour vaste et accéder aux dernières technologies. Madame aimerait une cuisine spacieuse, une pièce lingerie et des rangements. Aucun ne transige sur la notion de confort, et tous deux partagent le désir de vivre dans un lieu «sain (t)».

L'absence d'amiante, la qualité de l'eau et l'environnement ont leur importance. La bonne circulation de l'air et la luminosité sont, elles aussi, des revendications absolues. Du coup, les baies vitrées se multiplient. Car si le logement s'ouvre, il continue d'être investi d'un rôle protecteur. L'isolation phonique arrive en tête des demandes antinuisances.

Autre phénomène notable, des activités traditionnellement extérieures comme le travail ou le cinéma intègrent le domicile. Côté déco, les styles contemporain et rustique campagnard sont plébiscités, ponctués de souvenirs de voyages, de touches d'exotisme achetées au coin de la rue, de meubles et accessoires venus d'ailleurs. Mais l'envie d'évasion s'arrête là. En matière architecturale, elle se heurte à un besoin de racines, de terroir. La bastide provençale, la longère percheronne ou la fermette normande, dont les identités sont de mieux en mieux préservées par les pouvoirs publics, ont encore de beaux jours devant elles. «Plaisir, loisir, lien social et soif d'intimité, la maison rêvée est celle du temps libéré. Et participe aux as pirations hédonistes de nos contemporains», résume le sociologue. Visite guidée.

Parents-enfants, deux univers distincts

15% des enfants cohabitent avec un adulte qui n'est pas leur parent. Et chômage, précarité ou prolongement de la durée des études retardent leur envol du nid familial. Du coup, les couples rêvent d'un espace isolé et éloigné de celui de leur progéniture. La psychanalyse n'est pas non plus étrangère à cette prise de distance. Elle a fait prendre conscience du besoin de doter chaque membre de la famille – ou tout du moins chaque entité parents/enfants – d'une intimité propre. On sent poindre en effet une remise en question de la chambre séparée pour les frères et soeurs, au profit d'une pièce commune pour dormir et d'une salle de jeu.

Les pièces utilitaires se dédoublent

Dans l'intention de ne pas empiéter sur le territoire de l'autre, 59% des Français choisiraient volontiers deux petites salles de bains plutôt qu'une grande. De même, disposer de deux toilettes constitue un minimum pour une maison familiale. Et la présence d'un lave-mains, systématique en Allemagne, commence à devenir la norme. Dédoubler les pièces utilitaires a le mérite d'éviter les embouteillages, donc les disputes.

La salle de bains, ou le mieux-être revendiqué

Les activités liées au corps relèvent désormais d'un «savoir-vivre». Source de plaisir, la salle de bains devient donc une pièce à part entière, un espace de luxe qui rappelle le boudoir des siècles passés. Elle se décore et s'aménage. La coiffeuse à l'ancienne coexiste avec un fauteuil de lecture ou de conversation. Côté équipement, les Français continuent de préférer la douche à la baignoire, mais ils la veulent dotée

d'un système balnéo. Et peuvent lui ajouter hammam, sauna ou vue sur les arbres, la salle de bains étant aussi une invitation à l'évasion.

Le bureau à domicile

Avec les nouvelles technologies, la maison devient un lieu de connexion et un espace de travail. Près de 60% des foyers sont en effet équipés d'un ordinateur. Mais la famille se partage bien souvent une seule machine, qui doit être accessible à tous. Du coup, à défaut de disposer d'une pièce dédiée, le bureau sera placé au milieu du salon, plutôt que dans une chambre.

Des envies de vert

Barbecue, jeux en plein air, séances bronzage, jardinage ou bricolage, le jardin constitue une des principales motivations dans l'achat d'une maison individuelle. De taille réduite, il n'a pas vocation à incarner la nature, mais constitue une pièce supplémentaire. Les équipements en teck et la piscine constituent un must.

Une maison flexible et évolutive

Canapé-lit, tiroirs à roulettes, tables pliantes ou cloisons mobiles équipent les pièces multifonctionnelles. La salle de bains peut accueillir un appareil de gym, et le garage abriter la voiture et l'atelier de bricolage. Dans l'optique d'une maison évolutive, il peut même se métamorphoser en studio pour l'aîné, tandis qu'au départ des enfants, leur chambre se transformera en bureau ou en salle de sport.


(1) «Les Français et leur maison, la maison abrite nos styles de vie et nos modes de consommation». Enquête réalisée par l'Observateur Cetelem en 2002.

(2) «A la découverte e la maison relationnelle», étude réalisée par Guillaume Erner, maître de conférence en sociologie à Sciences po Paris pour le constructeur Maisons d'en France, mars 2005.

(3) Libres ensemble: l'individualisme dans la vie commune de François de Singly avec la collaboration de Claire-Anne Boukaïa, Anouk Brocard, Benoîte Decup-Pannier et al., Ed. Pocket.

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Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard)
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